Pour
dire vrai, une aide adaptée est, au jour d’aujourd’hui, impossible. En
effet, comme nous allons le voir, le phénomène est encore trop méconnu et/ou
ignoré. La complexité du SAP effraie, d’autant plus qu'elle est liée à la
problématique de la manipulation perverse déstabilisante pour le corps médical
et juridique.
Etat
des lieux de la situation actuelle :
I. Où en est le corps médical spécialisé ?
Une
toute petite minorité d’enfants dans les pays riches commence à trouver de
l’aide auprès des professionnels bien formés. Toutefois, ces accompagnements
sont quasi inexistants au regard des besoins réels de la société contemporaine. Ainsi,
l’on ne peut pas parler d’une méthodologie efficace vérifiée, et encore moins
accessible au plus grand nombre.
Pour un exemple concret d’accompagnement, nous vous invitons à vous rendre sur le site acalpa. Se trouve la première thése en doctorat sur le syndrome d'alinéation parentale (cas pratique page 72)
*
Que font alors les professionnels ? Et bien, ils se bagarrent pendant des années sur le terme « Syndrome » dans le total mépris de l’urgence qui s’impose ! Il s’agît de non assistance à personnes en danger. En réalité, les pays préfèrent mettre leurs moyens dans la protection des hommes politiques ou d’affaires crapuleux, et rester aveugles devant ses enfants, autrement dit devant l’avenir tout court.
II. Et la justice dans tout ça ?
En 2003, un projet de loi a fait l'objet d'une étude au Texas pour que les tribunaux familiaux
puissent protéger ses enfants du parent exerçant le SAP. Mais pour qu'une loi puisse entrer en vigueur, les juges ont
besoin d’une argumentation sur une base scientifique.
Parallèlement,
la difficulté, voire l’impuissance totale des professionnels dans la protection
des victimes de pervers narcissiques, ne laisse pas présager une meilleure reconnaissance
du SAP. En effet, le milieu juridique reconnaît la manipulation perverse sous
l’expression « HARCELEMENT
MORAL », mais cette reconnaissance dépasse trop rarement les portes du
monde du travail.
Les
juges attendent des preuves scientifiques, des preuves tout court !
Les
juges sont également réticents à pénétrer dans la sphère privée.
Dans
le cas de la manipulation perverse en famille qui ne laisse transparaître ni
preuves concrètes, ni témoignages fiables, comment peuvent-ils juger le SAP alors
même qu'ils ne reconnaissent pas l’existence de la manipulation perverse
elle-même ?
LE FARDEAU DE LA
PREUVE INCOMBE DONC EXCLUSIVEMENT AUX VICTIMES ET A SES DEFENSEURS
III. Mais que faire alors ?
Question
légitime, car, pourtant, DES MOYENS DE PROTECTIONS
EXISTENT !
Pourquoi ne pas mettre au
grand jour la manipulation perverse et ses auteurs ? Pourquoi ne pas se
donner tous les moyens pour assurer la formation des magistrats, avocats et
spécialistes ? Enfin, pourquoi ne pas allouer les moyens nécessaires pour faire
avancer la réflexion autour d’un sujet qui constitue désormais un véritable
problème de société ?
En attendant des jours meilleurs, des
associations apportent une écoute et un soutien.
L’intégrité
et la solidarité sont la seule parade contre la malhonnêteté et l’isolement.
(lien poil de carotte)