LE SAP
(Syndrome d'Aliénation Parentale)
Que
veut dire aliéner ? Le verbe emprunté au latin alienare veut dire « rendre autre » ou « rendre
étranger », lui-même dérivé de alius,
autre. En parlant de personnes, aliéner
veut dire « rendre hostile, rendre fou ».
Le mot dérivé aliénant a été connu
sous la plume du philosophe Hegel pour décrire « l’état
où l’être humain est comme détaché de lui-même, détourné de sa conscience
propre et véritable par des conditions socioéconomiques » (Dict.
Robert historique)
Le
dictionnaire de la langue française,
quant à lui, mentionne qu'aliéner
veut dire : asservir, exploiter
quelqu’un.
Le
terme Syndrome en rapport avec
l’aliénation est encore aujourd’hui très controversé par des professionnels, comme ont été les termes Syndrome de Münchhausen ou Syndrome de Stockholm à leur époque.
S’agît-il
de la fin d’un Mythe où d’un début
de reconnaissance quasi scientifique grâce aux études réalisées par des
professionnels spécialisés sur les enfants du divorce ? En effet, comment ne pas se pencher, à une
époque où 1 mariage su 2 finit par le divorce, sur le devenir des enfants des
couples détruits, des familles entières en guerre, incluant grand parents,
oncles, tantes et petits enfants ? Il faut s’attendre à voir des familles intoxiquées par ce phénomène, pour ne pas
dire Syndrome, poursuivies de
génération en génération.
Ils
sont au nombre de 3. Bien entendu, ces différents stades sont liés au
comportement du couple avant et après la rupture définitive.
1. « Des troubles du comportement légers et passagers facilement réversibles »
Caractéristiques :
-
Situation
conflictuelle du couple considérée comme « légère » ou
« superficielle »…
-
…
suivi d’un divorce non conflictuel, « idéal »
Dans ce cas de figure, chaque parent peut
préserver sa responsabilité et partager la garde à l’amiable.
Ainsi, une telle séparation constitue la
base pour préserver un maximum les enfants.
Caractéristiques :
-
Graves
déchirures dans le couple sous le regard des enfants
-
Divorce
long et conflictuel (enfants pris à témoin et remontés par un des parents
contre l’autre)
Des troubles moyens, persistants et
difficilement réversibles sont observés chez les enfants concernés.
Caractéristiques :
-
Emprise
néfaste préalablement exercée sur le
parent aliéné et les enfants
-
Rupture
extrêmement conflictuelle
-
Modification de la personnalité à vie (ou
sur une longue période) de l’enfant
Il
s’agit ici de la forme la plus sévère du SAP.
Le parent victime, affaibli et traumatisé sous la pression constante de son
conjoint, ne permet pas à l’enfant un retour à une situation saine (avec ou
sans aide d’un professionnel). La prise de conscience de l’enfant, (si elle a
lieu…) pourra s’étaler sur une période très longue, allant de 10, 20, 30, voir
40 ans.
La
forme la plus sévère de SAP est souvent l’œuvre des pervers narcissiques.
Ainsi, c’est sur celle-ci que nous attirerons particulièrement l’attention. (voir
la première thèse de doctorat de médecine
sur le "Syndrôme d'aliénation parentale" sur le site acalpa).
II. Les
agissements de l’enfant sous le SAP
Les
enfants qui aimaient et étaient auparavant particulièrement attachés au « bon parent aliéné » commencent
tout doucement, puis de plus en plus violemment, par rejeter ce dernier sous les
coups, (autant physiques que morales), du parent
aliénant. La perte de repères de ces enfants résulte de la campagne
intensive de dénigrement que le parent
aliénant a débuté pour exclure le bon parent de leurs vies. En voulant se
soustraire à l’emprise de son destructeur
machiavélique pour sa survie et
pour protéger ses enfants, le parent
aliéné déclenche la vengeance et la haine du parent aliénant. Ainsi, au lieu de retrouver le calme et la
sérénité après une séparation rocambolesque, une guerre sans merci est déclarée
au grand jour. Tous les coups sont permis ! L’enfant présente de l’intérêt
pour le parent aliénant, ce dernier
se servant de lui comme arme contre
le parent aliéné.
Le conjoint victime était déjà objet, mais désormais, l'enfant devient objet à son tour. Il est dénigré dans ses besoins, son intégrité et son
humanité tout court.
Ainsi, les enfants vont rechercher l’amour du parent aliénant ! Le regard confiant de ces enfants vis à vis du bon parent se charge de haine. Ils se révoltent, sont imperméables à toute bonne intention, trahissent sur ordre du père, mentent, volent, s’autodétruisent, recherchent de très mauvaises fréquentations, se droguent, fument, boivent trop d’alcool, arrêtent leurs études, cherchent à faire du mal à l’autrui, deviennent incontrôlables, cassent les objets, ne respectent plus rien, se réjouissent du malheur des autres, deviennent cyniques, font des crises de nerfs terribles, ont des rapports sexuelles prématurés et multiples, admirent les malfaiteurs…
L’on
a constaté que les enfants en présence du parent
aliénant redoublent ses attaques contre le parent aliéné. Ils refusent
notamment de lui parler au téléphone, ou rotent dans le combiné. Ils ne
souhaitent plus aller chez le parent
aliéné quand ce dernier en a la garde, portent plainte contre lui au
commissariat de police, se disent abusés sexuellement et font ainsi croire à
tout le monde : famille, amis, voisins, professionnels, psys, éducateurs,
médecins puis au juge qu’ils sont maltraités par le bon parent.
|
Les études sérieuses du Dr. GARDNER, médecin psychiatre,
attaché aux tribunaux pour décortiquer, à la demande des juges, le vrai du faux,
a démontré que dans le cadre d’un accompagnement familial, l’enfant redevient
plus calme et confiant en dehors de la présence du parent aliénant. Ce dernier prend la précaution de ne pas se
retrouver loin du lieu de rencontre, attend dans la voiture et refuse de s’en
aller à la demande du médecin. « Si tu te sens en danger, je ne suis
pas loin ! » |
4. Témoignages
Quand
l’enfant arrive à s’exprimer devant ces médecins bienveillants lors d’un suivi
familial, voici quelques exemples repris dans la thèse de Bénédicte Goudard qui
les cite dans le cadre des études du Dr.GARDNER (site acalpa) :
« J’aurais
bien envie de voir mon père, mais je me sens comme prisonnière, j’aurais
l’impression de trahir ma mère et peut-être elle me rejetterait définitivement… »
Alexandra,
26 ans, victime d’un SAP, handicapée par des attaques de panique chronique.
« Je
me souviens, quand tu étais enceinte de moi de 5 mois, tu as voulu me
tuer.. »
Sophia,
13 ans, victime d’un SAP, s’adressant pour la dernière fois à sa mère.
III. Les
conséquences sur le parent rejeté
1. Une vie torturée
Ce
parent préalablement dénigré, humilié et précautionneusement isolé de son
entourage (famille, amis, voisins…) va se retrouver, après avoir manifesté un
sursaut de liberté pour survivre à son agresseur, en face de ses enfants
devenus désormais destructeurs.
Au
fil du temps perdu, le parent aliéné, épuisé depuis belle lurette, cherche à
sauver en vain ses enfants du désastre, mais se voit culpabilisé par des
professionnels impuissants. Il ne trouve de l’aide nulle part, et s’isole
devant cette incompréhension générale. Cette situation aggrave son état,
celui-ci pouvant être caractérisé par un épuisement,
une dépression, ou encore par des troubles alimentaires. Il peut contracter,
en plus, des maladies comme : le
psoriasis, l’asthme, la fibromyalgie.
Le
conjoint victime craint même qu'après sa propre mort, son cercueil sera suivi
par son ex-conjoint assassin, qui jouera, entouré de ses enfants, l’ex-veuf
déploré d’une femme malade, dépressif, et totalement paranoïaque qu'il a tant
choyé durant toutes ces années de vie commune. L’assistance, quant à elle, sera
émue aux larmes par ce conjoint malheureux qui joue ici sa dernière comédie
derrière sa victime préférée.
Le Dr. Roland Broca
et bien d’autres présentent cette situation comme plus insupportable que la
perte d’un enfant par la mort. COMMENT FAIRE LE DEUIL D’UN ENFANT VIVANT DANS
L’ENFER DE LA SOLITUDE ET SOUS PRESSION PERVERSE ET CONSTANTE DE SON PARENT
ALIENANT ?
Un
témoignage d’une mère aliénée que
j’ai entendu à la TV dans le cadre d’une émission sur les pervers narcissiques,
en présence du Dr. Marie-France Hirigoyen :
Les enfants de 9 et 11
ans adressent un paquet à leur mère aliénée, à qui la justice a confié les
enfants. Le père se trouve en prison. Malgré la décision du juge,
les enfants sont gardés par les grands parents paternel qui refusent de laisser
la mère s’approcher de ses enfants, qui, eux, lui font savoir par une crise de
hurlement insupportable, qu'ils ne « souhaitent » pas partir avec
elle. Cette scène se joue en présence des grands parents et des voisins-témoin
dépêchés à assister à cette mise en scène.
Dans le paquet se trouvent 2 bouchons verts, les capuchons prélevés
d’une boîte de Lexomil, remplis d’excréments et accompagnés d’un petit mot
écrit de la main de ses jeunes enfants : « Maman, enfin on a réussi à
te mettre dans une boîte !
Il
va sans dire que toute l’assistance, présente sur le plateau, est en
larmes devant cette jolie maman, qui raconte ce fait sans
s’effondrer ! Habituée et capable à supporter des souffrances hors norme
depuis si longtemps, elle fait aussi preuve d’un courage qui force l'admiration.